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Jette - Inauguration d' « Une ville dans l'école » au collège Saint-Pierre
FABRICE VOOGT Bonjour Monsieur Henri Vernes ! Vous voulez que je vous indique le chemin qui mène à votre rue ? Bien sûr qu'il a envie Monsieur Vernes. S'il est venu ce vendredi matin au collège Saint-Pierre de Jette, ce n'est pas seulement pour dédicacer ses livres dans le réfectoire, au numéro 2 de la rue Côte d'Or. Je ne m'attendais pas à être honoré, s'amuse le père de Bob Morane, tandis qu'il s'engouffre dans la rue Xavier Malisse Si je le connais ? Bien sûr. J'ai moi-même été un excellent joueur de tennis... de table. J'ai d'ailleurs un jour battu le champion du monde, un Polonais. Bon, c'est vrai qu'il m'avait donné 19 points d'avance... Non, sérieusement, je trouve l'idée amusante, en attendant d'avoir une rue à mon nom à Paris. Ce n'était pas le jour pour être sérieux et, du haut de ses 84 ans, Henri Vernes n'en avait aucune envie. Derrière les petites lunettes noires, on devine un regard certes malicieux mais aussi plein de tendresse pour ces enfants de la classe de cinquième primaire de Christian Boucart qui, hier, inauguraient leur exposition « Une ville dans l'école ». Un véritable projet pédagogique qui consistait à doter les couloirs et les classes de leur école de noms attachés à la Belgique : des personnalités (Henri Vernes, Axelle Red, Toots Thielemans,...) des événements historiques (la bataille des Ardennes,...) ou des lieux emblématiques (l'Atomium, la Forêt de Soignes,...). Deux seuls impératifs ont présidé à l'élaboration du projet : la qualité et, surtout, la prise en charge de A à Z par les enfants. Ce sont eux qui ont écrit les lettres de demande d'autorisation de l'utilisation de tous ces noms, insiste Christian Boucart. Et ce sont eux, aujourd'hui, qui accueillent et guident les personnalités l'après-midi, Toots Thielemans a même improvisé un duo avec un enseignant, guitariste à ses heures. Je n'avais jamais vu ma fille s'impliquer avec autant de passion dans son travail, sourit Mohamed Tahere, venu en compagnie de son épouse. Je pense que c'est vraiment une excellente manière d'apprendre. Un sentiment partagé par Janick, Marie-Claude et Véronique, trois étudiantes québécoises en stage d'observation à Bruxelles. Chez nous, cela fait deux ans que ce type de pédagogie est d'application dans les écoles primaires, racontent les futures normaliennes. On favorise l'apprentissage ludique en responsabilisant les enfants. Ici, le résultat obtenu est vraiment étonnant. Cliquez ici pour lire le premier article (7 décembre 2002)
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